
Pas de smartphone dans la poche. Pas de Google pour répondre à une question en trois secondes. Pas de WhatsApp pour prévenir qu’on aurait dix minutes de retard. Pas de Spotify pour écouter immédiatement la chanson dont tout le monde parlait.
Et pourtant… on se débrouillait !
Pour ceux qui ont grandi dans les années 80 et 90, le quotidien ressemblait parfois à un autre monde. On enregistrait ses chansons préférées sur cassette, on attendait le prochain épisode d’une série pendant une semaine, on téléphonait chez un copain en espérant que ce ne soit pas son père qui décroche et on donnait rendez-vous à 14 heures devant le cinéma sans pouvoir envoyer de message en cas de retard.
Internet a commencé à entrer progressivement dans les foyers français au cours des années 90, mais il était encore très loin d’occuper la place centrale qu’il possède aujourd’hui. Quant aux smartphones, réseaux sociaux, streaming et moteurs de recherche omniprésents, ils appartenaient encore au futur.
Cette époque avait ses contraintes. Il fallait attendre davantage, chercher l’information, prévoir les choses et parfois accepter de ne tout simplement pas savoir.
Mais elle possédait aussi ses petits rituels.
Des rituels qui paraissent aujourd’hui incroyablement rétro et qui suffisent à faire sourire toute une génération.
Chez Génération Souvenirs, ces petits moments constituent précisément la matière première de la nostalgie : les jouets, les bonbons, les objets, les expressions et les habitudes qui nous ramènent instantanément en enfance.
Alors, combien de ces 30 souvenirs des années 80 et 90 avez-vous connus ?
En bref : comment vivait-on avant Internet dans les années 80 et 90 ?
Avant qu’Internet ne devienne incontournable, les enfants et adolescents écoutaient la musique à la radio ou sur cassette, louaient des VHS, téléphonaient depuis un poste fixe, cherchaient des informations dans des encyclopédies, utilisaient parfois le Minitel, jouaient dehors et échangeaient billes, images, cartes ou Pogs dans la cour de récréation.
Pour communiquer, s’informer, écouter de la musique ou organiser une sortie, il fallait généralement davantage anticiper.
Et lorsqu’on ne connaissait pas une réponse ?
On demandait à quelqu’un.
Ou on restait avec la question.
Oui, c’était possible.
1. Attendre sa chanson préférée à la radio pour l’enregistrer

Vous adoriez une chanson ?
Aujourd’hui, quelques secondes suffisent pour la retrouver.
À l’époque, il fallait parfois faire preuve d’une patience considérable.
On préparait une cassette vierge dans le magnétophone, on écoutait la radio et on attendait.
Puis soudain :
LA chanson.
Il fallait appuyer immédiatement sur « REC ».
Évidemment, le morceau avait parfois déjà commencé depuis trois secondes.
Et il existait un ennemi redoutable : l’animateur radio qui décidait de parler pendant l’introduction… ou pire, avant la fin.
On se retrouvait alors avec une cassette contenant :
« …et c’était le nouveau tube de… »
Merci beaucoup.
Mais lorsqu’on réussissait un enregistrement parfait, sans commentaire et depuis la première seconde ?
C’était presque une victoire personnelle.
2. Fabriquer ses propres compilations sur cassette
Bien avant les playlists Spotify, il y avait les compilations maison.
On choisissait soigneusement ses morceaux préférés et on les enregistrait les uns après les autres sur une cassette.
Il fallait réfléchir à l’ordre.
Calculer approximativement la durée disponible.
Et surtout éviter que la dernière chanson soit brutalement coupée parce que la face A était terminée.
Les plus soigneux écrivaient ensuite les titres sur la petite fiche glissée dans le boîtier.
Une compilation pouvait être créée pour soi, pour les vacances, pour une soirée ou pour quelqu’un que l’on appréciait particulièrement.
Offrir une cassette enregistrée demandait du temps.
Et quelque part, c’était justement ce qui lui donnait autant de valeur.
3. Rembobiner une cassette avec un crayon

Voilà un geste que les plus jeunes peuvent difficilement comprendre.
Pourquoi placer un crayon dans une cassette audio ?
Pour économiser les piles du Walkman, évidemment !
On introduisait le crayon dans l’un des petits engrenages de la cassette et on tournait.
Encore.
Encore.
Encore un peu.
Jusqu’à avoir entièrement rembobiné la bande.
Le crayon devenait ainsi un accessoire technologique parfaitement valable.
Et lorsqu’une cassette commençait malheureusement à « manger » sa bande, il fallait parfois tenter une opération chirurgicale délicate pour remettre le ruban à l’intérieur.
Les enfants des années 80 et 90 développaient sans le savoir de véritables compétences de maintenance analogique.
4. Écouter son Walkman en surveillant les piles
Le Walkman représentait une petite révolution.
Pour la première fois, notre musique pouvait véritablement nous accompagner.
Dans la voiture, pendant les vacances, dans la chambre ou sur le chemin de l’école pour les plus grands, il suffisait d’insérer une cassette, de mettre son casque et d’appuyer sur Play.
Mais il existait toujours cette petite inquiétude :
les piles.
Quand elles commençaient à faiblir, la musique ralentissait progressivement.
La voix du chanteur devenait étrangement grave.
Et là, aucun chargeur USB n’était disponible.
Il fallait trouver de nouvelles piles.
Plus tard, le Discman et le CD allaient améliorer le son… tout en apportant leur propre problème : éviter les mouvements trop brusques pour que le disque ne saute pas.
5. Aller louer une VHS au vidéoclub
Choisir un film était autrefois une véritable sortie.
On entrait dans le vidéoclub, on parcourait les rayons et on examinait les jaquettes des VHS.
Pas de bande-annonce accessible en deux secondes.
Pas d’avis de centaines d’internautes.
Souvent, on choisissait simplement parce que la couverture semblait géniale.
Et parfois, on se trompait complètement.
Mais une fois le film sélectionné, il devenait le film de la soirée.
Pas question de parcourir pendant quarante minutes les catalogues de cinq plateformes différentes avant d’abandonner sans rien regarder.
La rareté simplifiait parfois les décisions.
6. Rembobiner la VHS avant de la rendre
Voici une règle de savoir-vivre aujourd’hui totalement disparue :
rembobiner la cassette.
Lorsqu’un film arrivait à son générique de fin, il fallait appuyer sur « Rewind » afin que la personne suivante puisse le regarder depuis le début.
Certains vidéoclubs rappelaient même cette consigne sur la cassette.
Évidemment, il arrivait que quelqu’un oublie.
Et là, lorsque vous rentriez chez vous avec votre film et appuyiez sur Play…
vous découvriez le générique de fin.
Il fallait patienter encore quelques minutes pendant que le magnétoscope accomplissait son travail.
Une véritable épreuve pour un enfant impatient.
7. Programmer le magnétoscope pour enregistrer une émission
Vous ne pouviez pas regarder votre programme préféré ?
Il fallait l’enregistrer sur VHS.
En théorie, c’était simple.
En pratique, programmer certains magnétoscopes ressemblait parfois à un examen d’ingénieur.
Heure de début.
Heure de fin.
Chaîne.
Cassette correctement insérée.
Et surtout : suffisamment de bande disponible.
Le lendemain venait le grand moment de vérité.
Aviez-vous réellement enregistré votre émission ?
Ou trois heures d’une chaîne totalement différente ?
Lorsque tout fonctionnait, la cassette pouvait ensuite être regardée encore et encore.
Certaines VHS familiales accumulaient ainsi dessins animés, publicités, émissions et films enregistrés au fil des années.
8. Consulter le programme télé pour savoir ce qui passait
Aujourd’hui, nos téléviseurs affichent automatiquement les programmes.
Dans les années 80 et 90, on utilisait notamment le magazine TV ou le programme imprimé dans le journal.
On parcourait les pages pour décider ce que l’on regarderait le soir.
Une émission intéressante vendredi à 20 h 30 ?
Il fallait s’en souvenir.
Les magazines TV faisaient partie du salon et étaient parfois abondamment annotés, pliés ou cornés.
Et surtout, regarder la télévision impliquait de respecter l’horaire de la télévision.
Ce n’était pas le programme qui venait à nous.
C’était nous qui devions être devant l’écran au bon moment.
9. Attendre une semaine entière pour connaître la suite
Un épisode se terminait sur un suspense insoutenable ?
Il fallait attendre.
Une semaine.
Sept jours entiers.
Pas question de cliquer sur « épisode suivant ».
Et si vous manquiez la diffusion ?
Il n’était pas toujours évident de rattraper l’épisode.
Cette attente contribuait aussi aux conversations du lendemain.
À l’école, on commentait ce que l’on avait vu la veille.
On imaginait la suite.
On essayait d’éviter celui qui connaissait déjà l’histoire et risquait de tout révéler.
Le « binge-watching » aurait ressemblé à de la science-fiction.
10. Se lever tôt pour regarder les dessins animés
Certains dessins animés ne se regardaient pas à n’importe quelle heure.
Il fallait être présent au rendez-vous.
Le mercredi, le week-end ou avant l’école, la télévision diffusait des émissions jeunesse qui ont marqué plusieurs générations.
Pour les enfants, manquer le générique de son dessin animé préféré était parfois une véritable catastrophe.
On connaissait les horaires.
On connaissait les chansons.
Et on pouvait reconnaître un programme dès ses premières secondes.
Ces rendez-vous télévisés ont créé une culture commune très forte chez les enfants des années 80 et 90.
11. Téléphoner chez un copain… et tomber sur ses parents
Il fallait du courage.
On prenait le téléphone fixe.
On composait le numéro.
Et on attendait.
Puis une voix adulte répondait :
« Allô ? »
À ce moment précis, il fallait prononcer la célèbre formule :
« Bonjour Madame, est-ce que Nicolas est là, s’il vous plaît ? »
Impossible d’appeler directement son ami.
Le téléphone appartenait à toute la famille.
Et certaines conversations étaient donc précédées d’un petit entretien avec les parents.
Quant à parler pendant une heure alors que quelqu’un attendait un appel…
cela pouvait rapidement provoquer quelques tensions dans la maison.
12. Connaître les numéros de téléphone par cœur
Aujourd’hui, combien de numéros connaissons-nous réellement ?
Dans les années 80 et 90, mémoriser les numéros de ses proches était beaucoup plus courant.
Celui de la maison.
Celui des grands-parents.
Celui du meilleur copain.
Parfois plusieurs.
On possédait également de petits carnets d’adresses dans lesquels étaient inscrits noms, numéros et adresses.
Perdre son téléphone n’entraînait donc pas la perte de l’intégralité de son répertoire.
Il n’y avait tout simplement pas de téléphone à perdre.
13. Téléphoner depuis une cabine téléphonique
Vous étiez dehors et aviez besoin d’appeler quelqu’un ?
Pas de smartphone.
Il fallait trouver une cabine téléphonique.
Selon les époques, on utilisait des pièces ou une carte téléphonique.
Ces cabines faisaient naturellement partie du paysage urbain.
Pour les adolescents notamment, elles pouvaient permettre d’appeler les parents afin de prévenir d’un changement de programme.
Encore fallait-il :
trouver une cabine,
avoir de quoi téléphoner,
et connaître le numéro.
Trois conditions qui paraissent aujourd’hui presque incroyables pour accomplir quelque chose d’aussi banal.
14. Donner rendez-vous sans pouvoir prévenir d’un retard
« On se retrouve samedi à 14 heures devant le cinéma. »
Et voilà.
Le rendez-vous était fixé.
Si samedi à 14 h 10 l’autre personne n’était toujours pas arrivée, aucune petite bulle WhatsApp ne pouvait apparaître pour annoncer :
« J’arrive dans 5 min ».
Il fallait attendre.
À 14 h 20, on commençait à s’interroger.
À 14 h 30, il fallait décider si l’on continuait d’attendre.
Les rendez-vous demandaient donc parfois davantage de ponctualité… ou beaucoup de patience.
15. Écrire de vraies lettres
Avant les messages instantanés, il existait un moyen particulièrement révolutionnaire de communiquer :
le papier.
On écrivait à ses cousins, ses amis rencontrés pendant les vacances ou parfois à un correspondant scolaire.
Puis on glissait la lettre dans une enveloppe.
On mettait un timbre.
Et on attendait plusieurs jours.
Recevoir une lettre adressée personnellement constituait un petit événement.
On reconnaissait parfois immédiatement l’écriture de l’expéditeur.
Et contrairement à un message numérique perdu dans une conversation, certaines de ces lettres sont encore conservées dans des boîtes trente ans plus tard.
16. Envoyer des cartes postales pendant les vacances
Les vacances ne pouvaient pas se terminer sans cette mission :
acheter des cartes postales.
Une pour les grands-parents.
Une pour les amis.
Une pour la famille.
Puis venait la question difficile :
qu’écrire ?
« Il fait beau. La mer est bonne. On s’amuse bien. Gros bisous. »
Mission accomplie.
Et il arrivait régulièrement que la carte arrive… après notre retour.
Mais cela faisait partie du charme.
Aujourd’hui encore, retrouver une ancienne carte postale dans un tiroir peut faire ressurgir instantanément un été entier.
17. Chercher un numéro dans l’annuaire
Besoin du numéro d’un commerce ou d’une personne ?
Google ne pouvait pas aider.
Il existait notamment l’annuaire téléphonique.
Un énorme livre rempli de noms, d’adresses et de numéros.
Les Pages Jaunes servaient aux professionnels.
Les Pages Blanches permettaient de retrouver des particuliers.
Trouver une information demandait donc de savoir où chercher.
Et lorsque plusieurs personnes portaient exactement le même nom dans la même ville…
l’enquête pouvait commencer.
18. Utiliser le Minitel
Avant que le Web ne transforme nos habitudes, la France possédait déjà un drôle d’écran beige relié au téléphone :
le Minitel.
Pour les enfants, cette machine avait quelque chose de futuriste.
Du texte apparaissait sur un écran.
On pouvait rechercher des informations et accéder à différents services.
Évidemment, comparé à un smartphone de 2026, l’expérience paraît incroyablement rudimentaire.
Mais replacé dans son époque, le principe était impressionnant.
Pour beaucoup de Français, le Minitel constitue aujourd’hui l’un des objets technologiques les plus immédiatement associés aux années 80 et 90.
19. Faire ses exposés avec une encyclopédie
« Pour lundi, vous me ferez un exposé sur les volcans. »
Aujourd’hui, la première étape serait probablement une recherche en ligne.
À l’époque, direction la bibliothèque familiale ou municipale.
Il fallait chercher dans une encyclopédie.
Trouver le bon volume.
Lire l’article.
Prendre des notes.
Puis éventuellement chercher un second ouvrage pour compléter.
La recherche d’informations était plus lente, mais elle obligeait aussi à parcourir des pages auxquelles on ne pensait pas forcément.
Et lorsqu’une belle photo se trouvait dans le livre ?
Impossible de la copier-coller.
Il fallait parfois la dessiner.
20. Ouvrir le dictionnaire pour vérifier un mot
Un doute sur l’orthographe ?
Pas de correcteur automatique.
Pas de moteur de recherche.
On prenait le dictionnaire.
Encore fallait-il avoir une idée suffisamment précise de l’orthographe du mot pour réussir à le trouver.
Le dictionnaire faisait partie de ces objets présents dans presque toutes les salles de classe et beaucoup de foyers.
Il permettait également de découvrir un phénomène mystérieux :
ouvrir le dictionnaire pour chercher un mot…
puis commencer à lire cinq autres définitions qui n’avaient absolument rien à voir.
Le navigateur Internet avant Internet, en quelque sorte.
21. Utiliser une carte routière pendant les vacances
Les départs en vacances avaient leur propre technologie :
la carte routière.
Elle était immense.
Elle refusait souvent de se replier correctement.
Et quelqu’un devait suivre l’itinéraire pendant que le conducteur roulait.
Une sortie manquée pouvait entraîner quelques kilomètres supplémentaires… sans voix synthétique pour annoncer immédiatement :
« Faites demi-tour dès que possible. »
Les enfants installés à l’arrière avaient quant à eux une autre question essentielle :
« On arrive quand ? »
Question généralement répétée toutes les vingt minutes.
Certaines traditions traversent heureusement toutes les innovations technologiques.
22. Attendre plusieurs jours pour voir ses photos
Prendre une photo demandait une certaine confiance.
On appuyait sur le déclencheur.
Et c’était tout.
Pas d’écran permettant de vérifier immédiatement.
Pas de deuxième photo automatique.
Pas de retouche.
Il fallait terminer la pellicule puis la faire développer.
Quelques jours plus tard, on découvrait enfin le résultat.
Parmi les surprises :
un doigt devant l’objectif,
des yeux fermés,
une photo complètement floue,
ou une personne coupée en deux.
Mais les photos réussies finissaient ensuite dans des albums que l’on feuilletait en famille.
23. Utiliser un appareil photo jetable
Pour les sorties scolaires, colonies ou vacances, l’appareil photo jetable est devenu un compagnon familier de nombreux enfants et adolescents des années 90.
Une vingtaine de photos environ.
Pas davantage.
Chaque déclenchement comptait.
Cette limitation créait une relation assez différente à la photographie.
On ne prenait pas cinquante photos presque identiques pour choisir ensuite la meilleure.
On cadrait.
On appuyait.
Et on espérait.
La surprise n’arrivait parfois que plusieurs semaines plus tard lorsque la pellicule revenait du laboratoire.
24. Jouer dehors jusqu’à ce qu’un parent nous appelle
La rue, le jardin, le square ou la cour de l’immeuble pouvaient devenir un terrain de jeu gigantesque.
On retrouvait les copains.
On jouait au ballon.
On faisait du vélo.
On inventait des règles.
Et l’heure du retour était parfois annoncée par une voix au loin :
« À taaaaaable ! »
Pas de message sur téléphone.
Pas de géolocalisation.
On savait simplement qu’à un moment, il faudrait rentrer.
Ces après-midis de jeux libres constituent aujourd’hui l’un des souvenirs les plus fréquemment associés à l’enfance des années 80 et 90.
25. Jouer aux billes, à l’élastique, au yoyo ou aux Pogs
La cour de récréation possédait sa propre économie.
Une belle bille pouvait devenir un trésor.
Un calot avait une valeur considérable.
Quelques années plus tard, les Pogs pouvaient provoquer de longues négociations.
Il y avait aussi les yoyos, les cordes à sauter, les jeux d’élastique, les puces sauteuses et toutes ces petites choses que l’on glissait dans ses poches ou son cartable.
Aucun écran nécessaire.
Quelques objets et beaucoup d’imagination suffisaient.
Génération Souvenirs rassemble justement encore aujourd’hui plusieurs de ces jouets de cour de récré, des billes aux scoubidous en passant par les élastiques et les yoyos.
26. Fabriquer des scoubidous pendant des heures
Quatre fils en plastique coloré pouvaient occuper une quantité impressionnante de temps.
Il fallait choisir les couleurs.
Commencer correctement.
Comprendre le principe.
Puis répéter le même mouvement encore et encore.
Le résultat devenait un porte-clés, un bracelet ou une création dont l’utilité demeurait parfois assez mystérieuse.
Mais quelle fierté lorsqu’un scoubidou était parfaitement régulier !
Les scoubidous font partie de ces activités simples immédiatement associées aux années 80 et 90 et que Génération Souvenirs propose toujours dans son univers des jouets de récré.
27. Collectionner et échanger ses doubles
Images Panini, autocollants, cartes, Pogs…
La collection représentait une activité sérieuse.
Très sérieuse.
On connaissait précisément ce qui manquait.
On savait qui possédait une image recherchée.
Et surtout, on disposait d’un stock de doubles destiné aux négociations.
« Je t’en donne deux contre celle-là. »
La cour de récréation se transformait alors en place boursière miniature.
Posséder une collection complète apportait une satisfaction considérable.
Et contrairement à une collection virtuelle, chaque élément pouvait être touché, échangé, perdu… ou malheureusement collé de travers.
28. Aller acheter quelques bonbons avec ses francs
Quelques pièces pouvaient suffire à créer un grand moment.
On passait à la boulangerie, au bureau de tabac ou dans une petite confiserie et on choisissait ses bonbons.
Un Roudoudou.
Un collier.
Quelques soucoupes à la poudre.
Un chewing-gum.
Une sucette.
Le choix pouvait demander plusieurs minutes.
Puis le commerçant remplissait le petit sachet.
Cette relation entre bonbons et argent de poche reste l’un des souvenirs gourmands les plus forts des enfants des années 80 et 90.
Génération Souvenirs propose aujourd’hui encore de nombreuses références associées à cette époque : Frizzy Pazzy, Roudoudou, Tubble Gum, Roll’Up, soucoupes à la poudre, Pipas et autres friandises rétro.
29. Jouer à plusieurs devant la même console
Le jeu vidéo existait évidemment.
Mais le jeu en ligne généralisé, non.
Pour jouer avec ses copains, il fallait souvent être…
dans la même pièce.
On s’asseyait devant le téléviseur.
On partageait les manettes.
On attendait son tour.
Et lorsque quelqu’un perdait, le fameux :
« Allez, c’est à moi ! »
arrivait immédiatement.
On apportait parfois une cartouche de jeu chez un ami ou l’on échangeait temporairement ses jeux.
Game Boy, consoles Nintendo, Sega, jeux d’arcade ou Pac-Man font toujours partie des références très associées à cette culture rétro.
30. Chercher les astuces de jeux vidéo dans les magazines
Un niveau impossible ?
Aujourd’hui, une vidéo YouTube résout le problème en quelques secondes.
À l’époque, plusieurs solutions :
demander à un copain,
essayer encore cent fois,
ou consulter un magazine de jeux vidéo.
Les astuces, codes et solutions étaient précieusement conservés.
Certains codes étaient même recopiés à la main sur un bout de papier.
Et lorsque quelqu’un connaissait une combinaison secrète inconnue des autres ?
Cette personne devenait immédiatement une source d’information extrêmement importante dans la cour de récré.
Le moteur de recherche avait alors un prénom.
Une journée type d’un enfant des années 80 ou 90
Évidemment, toutes les enfances étaient différentes.
Mais imaginons un mercredi typique.
Le matin, impossible de regarder n’importe quel dessin animé à la demande. Il fallait vérifier ce qui passait à la télévision et être présent au bon moment.
Après le déjeuner, un copain appelait sur le téléphone fixe.
Enfin… son père appelait votre mère, qui vous passait le combiné.
Rendez-vous était donné à 14 heures.
On enfourchait son vélo et on rejoignait les autres.
Pendant quelques heures, les activités pouvaient se succéder : ballon, billes, élastique, vélo, jeux de société ou console chez celui dont les parents acceptaient d’accueillir toute la bande.
Avec quelques francs en poche, direction la boulangerie.
Chacun choisissait ses bonbons.
Puis retour à la maison.
On allumait la radio en espérant entendre la chanson que l’on voulait enregistrer.
Ou on lançait une cassette vidéo.
Pendant ce temps, le magnétoscope enregistrait peut-être une émission programmée quelques heures auparavant.
Le soir, aucun flux infini de vidéos courtes ne venait prolonger la journée.
Un programme télévisé se terminait.
La télévision s’éteignait.
Et il faudrait attendre le lendemain pour raconter tout cela aux copains.
Ce fonctionnement peut sembler extrêmement limité aujourd’hui.
Mais cette limitation créait aussi des rendez-vous communs.
Lorsqu’un dessin animé, une chanson ou une publicité devenait populaire, une grande partie des enfants l’avait découverte de la même façon et au même moment.
Avant Internet, fallait-il vraiment être plus patient ?
Sur beaucoup de choses, oui.
Une chanson ne pouvait pas toujours être écoutée immédiatement.
Une photo ne pouvait pas être vérifiée immédiatement.
Une lettre demandait plusieurs jours.
Un épisode exigeait parfois une semaine d’attente.
Une information nécessitait une recherche.
Mais attention à ne pas transformer cette époque en monde parfait.
Attendre n’était pas toujours merveilleux.
Se perdre en voiture n’était pas particulièrement amusant.
Rater un épisode pouvait être frustrant.
Ne pas réussir à joindre quelqu’un pouvait poser de vrais problèmes.
Internet et les smartphones ont simplifié énormément de choses.
La nostalgie ne consiste donc pas forcément à penser que « c’était mieux avant ».
Elle consiste plutôt à reconnaître que c’était différent.
Et que certaines habitudes disparues possédaient un charme que l’on mesure surtout aujourd’hui.
Pourquoi ces petits souvenirs des années 80 et 90 nous marquent-ils autant ?
Parce qu’ils sont associés à des moments ordinaires.
Or ce sont souvent ces moments ordinaires qui finissent par devenir les souvenirs les plus précieux.
Nous ne pensions évidemment pas :
« Profitons bien de cette cassette VHS, dans trente ans elle nous rendra nostalgiques. »
C’était simplement la vie quotidienne.
Le Walkman était un objet.
La bille était un jouet.
Le sachet de bonbons était un goûter.
Le téléphone fixe était le téléphone.
C’est seulement lorsque ces choses disparaissent ou deviennent rares qu’elles se transforment en symboles d’une époque.
Voilà pourquoi revoir un Roudoudou, une cassette audio, un vieux téléphone ou un filet de billes peut provoquer une réaction immédiate.
L’objet ouvre une porte.
Et derrière cette porte apparaissent souvent une maison, des copains, une école, des vacances ou des personnes auxquelles nous n’avions pas pensé depuis longtemps.
Génération Souvenirs : retrouver les objets et les goûts de notre enfance
C’est précisément autour de ces petites madeleines de Proust que s’est construit l’univers de Génération Souvenirs.
Bonbons rétro, jeux de récréation, objets cultes, licences des années 80 et 90, cadeaux nostalgiques… l’idée n’est pas seulement de vendre un produit.
Il s’agit surtout de provoquer cette réaction :
« Oh ! J’avais exactement ça quand j’étais petit ! »
Génération Souvenirs possède notamment des univers consacrés aux jouets rétro, aux jouets de la cour de récré, aux objets cultes des années 80 et 90 et aux bonbons rétro des années 80 et 90.
Car finalement, un simple objet peut faire bien plus que décorer une étagère.
Il peut raconter une histoire.
FAQ – L’enfance des années 80 et 90 avant Internet
Que faisaient les enfants avant Internet ?
Les enfants jouaient beaucoup avec des jeux physiques, des jouets, des consoles hors ligne et des activités de plein air. Pour écouter de la musique, ils utilisaient notamment la radio, les cassettes et plus tard les CD. Pour regarder des films, ils utilisaient la télévision et les VHS.
La cour de récréation occupait également une place importante avec les billes, cordes à sauter, élastiques, yoyos, scoubidous et, dans les années 90, les Pogs.
Internet existait-il dans les années 90 ?
Oui.
Internet existait déjà et son utilisation par le grand public s’est développée progressivement durant les années 90.
Mais son rôle dans la vie quotidienne n’avait rien de comparable avec celui d’aujourd’hui.
De nombreux foyers n’étaient pas connectés et il n’existait évidemment ni smartphones modernes, ni réseaux sociaux tels que nous les connaissons aujourd’hui, ni plateformes de streaming omniprésentes.
C’est pourquoi l’expression « avant Internet » désigne souvent, dans les souvenirs générationnels, la période précédant son utilisation quotidienne et massive.
Comment communiquait-on avant les smartphones ?
Principalement par téléphone fixe, par courrier ou directement en se donnant rendez-vous.
Lorsque l’on appelait un ami, il était fréquent qu’un parent décroche d’abord.
À l’extérieur, il était possible d’utiliser une cabine téléphonique.
Et une fois un rendez-vous fixé, impossible d’envoyer un message pour annoncer son retard.
Comment faisait-on ses recherches scolaires avant Google ?
Les élèves utilisaient notamment les encyclopédies, dictionnaires, manuels scolaires et bibliothèques.
Il fallait rechercher les informations, les lire puis prendre des notes.
Le copier-coller n’existait évidemment pas.
Comment écoutait-on de la musique dans les années 80 et 90 ?
La radio, les cassettes audio, les vinyles puis les CD occupaient une place majeure.
Le Walkman permettait d’écouter ses cassettes en déplacement tandis que le Discman a ensuite apporté le CD portable.
Beaucoup de jeunes enregistraient également leurs chansons préférées directement depuis la radio.
Quels étaient les jeux de cour de récré populaires dans les années 80 et 90 ?
Les habitudes variaient selon les écoles et les périodes, mais les billes, élastiques, cordes à sauter, yoyos, scoubidous, mains collantes, puces sauteuses et Pogs font partie des souvenirs fréquemment associés à ces décennies.
Plusieurs de ces jeux sont d’ailleurs toujours proposés dans l'univers « Jouets de la récré » de Génération Souvenirs.
Quels bonbons mangeait-on dans les années 80 et 90 ?
Parmi les friandises associées à ces décennies figurent notamment les Roudoudous, Frizzy Pazzy, Tubble Gum, soucoupes à la poudre, colliers de bonbons, Pipas, Roll’Up, Boules de Coco, Push Pop ou encore Boules Mammouth.
Génération Souvenirs rassemble aujourd’hui de nombreuses références de bonbons rétro de ces deux décennies.
Comment regardait-on un film avant Netflix et le streaming ?
On regardait les films diffusés à la télévision, on achetait des VHS ou on les louait dans un vidéoclub.
Il fallait ensuite remettre la cassette au début avant de la rendre.
Plus tard, le DVD a progressivement remplacé la VHS.
Comment prenait-on des photos avant les smartphones ?
Les appareils photo argentiques utilisaient des pellicules.
Il fallait attendre le développement pour découvrir les clichés.
Dans les années 90, les appareils photo jetables étaient également très populaires, notamment pendant les vacances, voyages scolaires et fêtes.
Pourquoi les années 80 et 90 provoquent-elles autant de nostalgie ?
Parce que les adultes qui ont grandi durant ces décennies associent aujourd’hui les objets, musiques, jouets, émissions et friandises de l’époque à leurs souvenirs d’enfance.
La nostalgie repose moins sur la valeur de l’objet lui-même que sur ce qu’il représente : une personne, un lieu, une période ou une émotion.
Les enfants s’ennuyaient-ils davantage avant Internet ?
Probablement parfois !
Mais l’ennui pouvait aussi conduire à inventer une activité, sortir jouer, bricoler, lire ou retrouver des amis.
Cela ne signifie pas pour autant qu’une époque était supérieure à l’autre.
Les enfants d’aujourd’hui disposent simplement d’outils, de loisirs et de façons de communiquer très différents.
Et vous, combien de ces 30 souvenirs avez-vous connus ?
Vous avez déjà rembobiné une cassette avec un crayon ?
Attendu une chanson pendant une heure devant la radio ?
Téléphoné chez votre meilleur copain en espérant que son père ne décroche pas ?
Passé un mercredi entier dehors ?
Échangé des billes ou des Pogs ?
Dépensé vos derniers francs dans un petit sachet de bonbons ?
Alors vous faites probablement partie de cette génération qui a connu un monde juste avant que le numérique ne bouleverse complètement le quotidien.
Et même si nous apprécions aujourd’hui de pouvoir écouter n’importe quelle chanson en quelques secondes, trouver une adresse instantanément et envoyer un message depuis n’importe où…
Il faut bien l’avouer : rembobiner une cassette avec un crayon avait quand même un certain charme.
Retrouvez également sur Génération Souvenirs les bonbons, jouets et objets cultes qui ont accompagné les enfants des années 80 et 90.
Parce qu’il suffit parfois d’un vieux jouet, d’un bonbon ou de quelques notes de musique pour avoir de nouveau 10 ans pendant quelques secondes.